AGIR

Du désir d’agir, à l’action.

Portraits de Castelfortains qui changent le monde.

AVANT-PROPOS

Depuis plusieurs années, nous réalisons ensemble des projets photographiques. Peu à peu, l’envie nous est venue de nous lancer dans un premier projet qui dépasse notre seul couple. Parallèlement, nous adhérons en août 2017 à l’association l’Épi castelfortain, qui nous tient particulièrement à cœur.

Début 2018, nous proposons alors au Conseil d’Administration de réaliser une dizaine de portraits de personnes qui s’investissent dans le projet.

Un mail est diffusé à l’ensemble des adhérents afin d’identifier des volontaires. Le succès de cette campagne d’information demeurera limité… Les acteurs de l’Épi castelfortain sont d’une nature plutôt humble et n’aiment pas se mettre en avant. Lorsque nous tentons de convaincre, ils nous opposent souvent qu’il s’agit avant tout d’un projet collectif...
Un projet collectif, bien sûr ! Mais que serait le collectif sans les individus qui la composent ? Ne cessent-ont de leur répéter.

Heureusement, quelques courageux finissent néanmoins par se lancer, le bouche-à-oreille et nos relances feront le reste...

Ce sont treize portraits d’adhérents que nous avons réalisés, pour la plupart fortement investis, membres du Conseil d’Administration ou du groupe produits. Ces derniers s’étant montrés plus volontaires ou plus faciles à convaincre que les adhérents dits « classiques ».

Notre intention était la suivante : faire émerger les motivations et les aspirations individuelles des personnes qui s’inscrivent dans la dynamique participative de l’Épi. Comprendre par quels mécanismes l’utopie est devenue réalité. Identifier les rêves, les idéaux, les « moteurs » qui habitent les personnes qui ont rendu ce projet possible.






L’HISTOIRE DU PROJET « ÉPI »

En 2014, les élus municipaux identifient la nécessité d’implanter un petit commerce de proximité au cœur du village.
Cependant les tentatives échouent : aucune enseigne commerciale ne souhaite s’installer dans le village.

Quelques élus décident alors de transformer cet échec en opportunité : c’est l’occasion d’inventer un modèle alternatif d’épicerie. Ainsi, dès l’automne 2014, ils créent un groupe de travail avec des habitants. Leur enthousiasme et leur énergie positive contribuent à attirer des participants et à fédérer autour du projet. Ils se réuniront pendant plus d’un an. Ils vont « refaire le monde » des heures durant, rêver, imaginer. C’est une période particulièrement excitante et foisonnante où tout leur semble possible.
Ils définissent la finalité du projet : il s’agit de créer un système d’alimentation local durable, qui dynamiserait le cœur du village, créerait du lien social et diminuerait l’impact écologique de l’alimentation. Un potager local devra venir compléter l’épicerie.

Le groupe de travail délimite peu à peu les principes du projet : modèle participatif, convivialité, lien direct avec le producteur, impact carbone limité, gestion simplifiée au maximum, absence de hiérarchie...
Ils ont à cœur d’inventer une organisation totalement horizontale sans « chef » au sein de laquelle chaque adhérent pourrait prendre facilement connaissance de la tâche qui lui incombe.
Pour répondre à cette exigence, des membres du groupe de travail concevront par la suite bénévolement une plateforme numérique qui automatisera l’organisation de toutes les tâches nécessaires au fonctionnement de l’épicerie et du potager : commandes, inventaires, plantations...
De manière générale, ils ne s’appesantissent pas à tout étudier, à tout analyser. Ils suivent des intuitions et ils passent à l’action. Ils ont une approche pragmatique qui vise à ajuster le projet au fur et à mesure de son développement.

A l’été 2015, ils réalisent un sondage auprès de la population. Les résultats sont spectaculaires, 20 pour cent des foyers castelfortains y répond. Parmi ces réponses, les personnes manifestent un intérêt significatif pour le projet et indiquent être prêtes à donner de leur temps pour le faire fonctionner.

L’ensemble de la population castelfortaine est invitée en novembre 2015 à une réunion publique de lancement. A cette occasion, l’association « Épi castelfortain » est officiellement créée et le Conseil d’Administration nommé.

En décembre 2015, le projet entre en phase de mise en œuvre grâce au soutien de la mairie qui met à disposition un local et un terrain.
Des appels aux dons permettent de se substituer aux indispensables achats de matériels : des pots de peintures entamés sont récupérés ça-et-là, et les anciens rayonnages de la bibliothèque municipale sont réutilisés. Quelques volontaires se chargent de rénover le local. De la même manière, les outils du potager proviennent de dons, et le cabanon de rangement est construit par les adhérents avec des matériaux de récupération.
Les premières commandes sont passées et ce sont déjà soixante-cinq familles qui sont adhérentes dès le 15 décembre 2015. L’inauguration de l’Epi se tiendra le 4 janvier 2016.

La réussite de l’Épi tient beaucoup au fait que le projet arrive « au bon moment et au bon endroit ». Il existe en effet une convergence de compétences à la fois complémentaires et multiples parmi les castelfortains. Historiquement aussi, les castelfortains sont investis dans la vie de leur commune. La dynamique associative y est forte.
En effet, on ne s’installe pas à Châteaufort par hasard, il y a souvent une attirance pour « l’ambiance village » qui rend plus enclin qu’ailleurs à aller à la rencontre de l’autre et à s’impliquer localement.
A ce moment précis aussi, de nombreux habitants aspirent à agir en faveur de l’environnement ou à consommer différemment, plus sainement et en circuits-courts.
Ces facteurs cumulés sont autant de circonstances favorables à la réussite de l’Épi castelfortain sur son territoire.

Mais l’Épi castelfortain a fait bien plus que fonctionner à son échelle. Il a donné l’exemple, et, grâce à la mise à disposition de la plateforme numérique à toute personne qui souhaite créer sa propre épicerie participative sur son territoire, le modèle s’est diffusé. Aujourd’hui, on compte 22 Épis en France.
Les personnes qui ont participé à l’essor du projet se disent unanimement surprises de l’ampleur de cette réussite.






Alain

La prise de conscience d’Alain est le fruit d’un cheminement personnel récent.
Ce sont les expériences de la vie qui l’ont amené à se questionner, à réinterroger ses priorités aussi bien à sa propre échelle qu’à l’échelle sociétale. Ces questionnements lui ont permis de prendre la mesure de la place centrale qu’occupe le profit au sein de notre système et ce, au détriment de l’humain.
Il a également pris conscience qu’un besoin tel que se nourrir, pourtant vital, est totalement dépendant de la grande distribution, alors même que celle-ci poursuit avant tout un objectif de profit. De ses constats sont nés des aspirations, telles que trouver un moyen de reprendre le pouvoir sur son alimentation, savoir ce que l’on consomme, savoir à qui on l’achète et comment c’est produit. Alain a beaucoup nourri de ses réflexions le concept de l’Épi.

La liberté, l’équité, l’honnêteté, la loyauté sont des valeurs chères à Alain. Il ne se définit pas comme « écologiste ». Ce qui dicte sa conduite ? La question suivante : « Que laisserai-je à mes enfants ? »
Aussi, veille-t-il à respecter l’environnement, « à laisser le moins de traces possible », et à agir pour que la liberté de choisir son alimentation soit préservée.
Il prône un « capitalisme défragmenté, participatif et équitable » qui placerait au premier plan la planète plutôt que le profit.

Sa philosophie de vie se résume ainsi : profiter de chaque instant, savourer les moments avec ses proches, être en accord avec soi. Il défend l’idée selon laquelle il est primordial de prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres.
Alain est persuadé que toute expérience de vie peut être transcendée positivement, notamment en changeant ses repères.
Partir en mer sur son bateau est l’une de ses occupations favorites. La mer est son espace de liberté où il aime se retrouver seul confronté aux éléments naturels qui forcent à l’humilité.

Grâce à l’Épi, Alain dit retrouver le goût des « bons produits » dont on ne se lasse pas. La qualité de ces produits redonne l’envie de cuisiner. C’est une nouvelle relation à l’alimentation qui se développe, plus authentique, car décorrélée d’une connotation consumériste.
Alain s’émerveille de constater la capacité de l’Épi à brasser des personnes « exceptionnelles », porteuses de valeurs fortes.

Alain se réjouit de voir l’espoir suscité par la création de l’Épi castelfortain. Selon lui, le projet montre à l’échelle du village de Châteaufort qu’il est possible de « changer le monde ». Très investi dans l’Épi castelfortain et dans le développement des Épis en France, il s’enthousiasme quotidiennement à l’idée de contribuer à une action qui participe à « sauver le monde ».

Alain perçoit l’Épi comme « une graine » semée dans l’esprit des gens pour leur montrer qu’ils sont capables de prendre leur destin en main.

Christel

Christel a grandi au bord de la mer. C’est d’ailleurs la pollution maritime qu’il l’a sensibilisée à l’écologie. Sa formation pour devenir professeur de Physique-Chimie y a également contribué. Depuis une quinzaine d’années, elle se sent de plus en plus préoccupée par la qualité de son alimentation.

Christel est une personne active. Elle aime participer à la vie locale, elle fait partie de ceux qui pensent que ce sont les citoyens eux-mêmes qui ont le pouvoir de faire bouger les lignes. La solidarité, l’entraide, la bienveillance, l’attention aux autres, l’écologie, sont des valeurs importantes pour elle.

Se promener en forêt, regarder de bons films, voyager, sont des activités qui la réjouissent. D’une nature curieuse, elle aime découvrir, se confronter à de nouvelles idées. Cela l’amène à développer des passions changeantes au fil des ans. Elle aime discuter, échanger avec les gens et apprendre à leur contact. Dans son rapport avec l’autre, il lui tient à cœur de privilégier un « a priori de confiance ».
Il apparaît primordial à Christel d’être bien dans sa peau, de suivre ses envies, d’être soi-même.

Avant l’Épi, Christel avait l’aspiration de consommer davantage en circuits-courts mais ne parvenait pas à la mettre en œuvre. L’Épi lui permet de choisir les produits en ayant la connaissance de leur composition, de leur procédé de fabrication et de la réalité vécue par le producteur. Contribuer à soutenir des petits producteurs et les aider à se développer est une idée à laquelle elle est particulièrement attachée. La qualité du produit est importante pour Christel, le label « bio » est un plus mais ne constitue pas, pour elle, une fin en soi.
Elle est satisfaite de trouver à l’Épi des produits bons et moins chers qu’ailleurs à qualité égale.
Elle apprécie les nombreuses rencontres faites à l’Épi grâce auxquelles elle a des discussions intéressantes sur quantités de sujets.
Le potager quant à lui, apporte selon elle une dimension supplémentaire au projet. Il permet d’appréhender le travail, de mieux prendre conscience de l’effort nécessaire à la production des légumes.

Christel a été d’emblée attirée par le concept de l’Épi, c’est tout naturellement qu’elle a souhaité s’y investir dès sa création. Elle ressent aujourd’hui une grande satisfaction à le voir fonctionner.
Pour Christel, l’Épi est une belle réalisation. Elle est heureuse de mettre à profit son temps disponible pour contribuer à son fonctionnement et participer à une action collective riche de valeurs et de sens.



Christine

Christine a grandi dans le Finistère, à 300 mètres de la mer, à proximité de ses grands-parents qui étaient agriculteurs et quasiment auto-suffisants. Pendant les années 80, elle a beaucoup côtoyé une famille allemande qui a grandement contribué à la sensibiliser à l’écologie. Son vécu des pollutions maritimes sur les côtes bretonnes a également joué un rôle dans le développement de cette préoccupation.

Lorsque Christine s’est installée en région parisienne, elle a pris l’habitude de fréquenter les grandes surfaces, principalement par commodité. Puis au fil des ans, elle s’est détachée progressivement de ces modes de consommation en s’approvisionnant dans les marchés et au sein d’une AMAP. Alors, la création de l’Épi a été une évidence, des retrouvailles avec un mode de vie qu’elle avait connu enfant et qu’elle aspirait à retrouver. Un véritable « retour aux sources ».

Christine apprécie les bains de mer. Elle se passionne pour les langues étrangères et notamment l’allemand qu’elle enseigne à mi-temps. C’est une personne qui aime le contact avec les gens, transmettre, rendre service.
Dans son quotidien, elle s’efforce autant qu’elle peut de multiplier les petits gestes respectueux de l’environnement : acheter des matériaux écologiques pour sa maison et des textiles français, composter ses déchets, choisir un fournisseur d’électricité qui ne soutient pas le nucléaire, privilégier la douche aux bains, consommer de l’eau du robinet plutôt que de l’eau en bouteille, manger le plus local possible.

Il y a de la colère chez Christine. Le comportement des personnes qui ne soucient pas de l’environnement la heurte. Elle a toutefois conscience de ses propres limites notamment lorsqu’elle emprunte sa voiture diesel pour partir en Bretagne.
Il lui est également insupportable de constater que certains producteurs ne sont pas payés à leur juste valeur. Cette colère nourrit son engagement. Christine est une personne d’action, elle ne veut pas baisser les bras, elle se définit comme « consommactrice ». Christine a le sentiment que la tendance générale est de croire que « tout viendra d’en haut ». Selon elle, l’Épi incarne le mouvement inverse. Elle soutient que pour défendre une cause, il faut faire avancer les choses par soi-même. C’est ce qui l’a amenée à s’investir dans le groupe produits de l’Épi.

L’Épi lui permet d’agir en conformité avec les valeurs qu’elle défend. Christine apprécie particulièrement le lien direct avec les producteurs parce qu’il permet de vérifier la qualité du produit mais aussi de s’assurer que ceux-ci puissent vivre de leur production.
Le mode de fonctionnement participatif de l’Épi et le fait que chacun puisse s’exprimer sur le choix des produits sont également des dimensions notables pour elle.
La convivialité inhérente au fonctionnement de l’Épi lui rappelle son enfance. Grâce à l’Épi, on apprend à se connaître entre voisins et on réactive le réflexe de se rendre service en cas de besoin.

De plus, elle se réjouit de contribuer à faire vivre des familles de producteurs en consommant les produits de l’Épi.

Claire

Claire a grandi entourée de parents très investis dans le milieu associatif et de frères artistes desquels elle a hérité une « certaine forme d’ouverture » ainsi que le souci de l’autre. Depuis son enfance, elle se rend régulièrement dans les Cévennes, lieu qu’elle affectionne particulièrement. Elle s’y sent en phase avec la nature.
Pour Claire, se préoccuper de l’environnement et porter attention à autrui sont les deux faces d’une même pièce. Elle a des envies d’agir plein la tête et de l’énergie à revendre qu’elle tient à mettre au service de la vie locale.

Claire aime aller au contact des gens. Elle prend du plaisir à parler, à rire. Rien n’est plus important pour elle que la communication : créer du lien entre les gens et entre les générations est l’une de ses préoccupations majeures. C’est ce qui l’a conduite à prendre la présidence du comité des fêtes de Châteaufort. Il est important que les gens autour d’elle se sentent bien.

Elle aime la musique et joue du violoncelle. Ce sont des moments qui lui procurent plaisir et détente.
« Ne pas avoir de regrets » est le leitmotiv qui dicte sa conduite ces dernières années.

Claire se défend d’être « écolo », elle veut « faire ce qu’elle peut à son niveau ». Elle privilégie la marche à la voiture quand cela est possible. Elle a toujours été attentive à ne pas gaspiller, à récupérer au maximum. Fabriquer soi-même, ne pas boire d’eau en bouteille ou choisir des savonnettes plutôt que du gel douche. Lors de ses fréquents séjours dans les Cévennes, elle a toujours pris soin de s’approvisionner en viande et fromage auprès des petits producteurs.
Claire accorde une grande importance au repas familial. Elle cuisine beaucoup et a toujours réalisé beaucoup de choses elle-même. Il lui importe de connaître le contenu des produits qu’elle achète. Elle se rend toutes les semaines au marché parce qu’elle y aime l’ambiance et parce qu’il lui tient à cœur de privilégier des petits producteurs.

Le projet Épi l’a très vite enthousiasmée. Claire cherchait un moyen de soutenir les producteurs locaux sans rémunérer d’intermédiaires. Elle ne trouvait cependant pas de circuits d’approvisionnement en dehors de ses séjours dans les Cévennes.
Claire est attachée à ce que l’Épi ne développe pas une pratique du « bio à tout prix » afin de ne pas être excluant.
Elle se réjouit de constater les liens que l’Épi crée entre des personnes de générations différentes. Elle apprécie l’ambiance de l’épicerie : il est toujours agréable de s’y rendre.

Elle ressent aujourd’hui une profonde satisfaction à avoir participé à la construction d’un tel projet et de faire le constat de sa réussite.

Dorothée

Enfant, Dorothée a été habituée à une cuisine saine : sa mère faisait les courses au marché et cuisinait exclusivement des produits naturels.
A l’âge adulte, en partant vivre aux États-Unis pendant quinze ans et, avec la naissance de ses enfants, cette préoccupation s’est renforcée. Là-bas, l’usage outrancier des produits phytosanitaires dans les jardins et des additifs chimiques dans l’alimentation l’ont motivée à se documenter. Cela l’a amenée à faire de nombreuses rencontres avec des gens concernés par l’avenir de la planète auprès desquels elle a enrichi ses connaissances. Elle s’est également trouvée confrontée à des éléments climatiques extrêmes comme des tornades ou des fortes chutes de neige qui l’ont sensibilisée à la nécessité de développer son autosuffisance.

Dorothée aspirerait à vivre dans un monde préservé, sans pollution ni pesticides. Un monde plus authentique, à petite échelle et aux liens resserrés. Un monde guidé non plus par la course effrénée à la possession accrue de biens matériels, mais où l’on se contenterait de ce que la nature nous offre. Pour cela, elle serait même prête à renoncer à un certain confort. Elle rêve d’une société où l’on prendrait le temps de s’écouter, de se parler et de prendre soin les uns des autres.

Dorothée aime parler, rire, passer du temps avec sa famille et ses amis. Elle estime primordial de profiter de la vie, de prendre soin de trouver ce que l’on aime faire et d’y consacrer du temps. Lire, se baigner dans la mer, faire pousser des semis, jardiner, cuisiner ou enseigner sont autant de plaisirs qui la nourrissent.

La création de l’Épi est arrivée à point nommé pour Dorothée. De retour en France, elle cherchait à renouer avec les centres d’intérêt qu’elle avait développés aux Etats-Unis. Elle souhaitait aussi trouver un moyen par lequel parvenir à manger sainement.
L’Épi répond à son souhait de pouvoir contrôler son alimentation : elle refuse que ce soient les grandes surfaces qui disposent du pouvoir de décider de ce qu’elle peut manger. Elle apprécie de ne pas avoir à prendre la voiture pour s’approvisionner à l’Épi. Elle aime aussi ce que l’Épi apporte en terme de lien social et d’échanges.

Le potager lui plaît particulièrement : parce que la dimension collective donne du courage dans la réalisation des tâches, parce qu’il permet à chacun d’apprendre à cultiver et d’imaginer par la suite faire son propre potager et, parce qu’il est très gratifiant de faire pousser des légumes et de les manger.

Dorothée se désole de voir que nous ne sommes pas tous sur la même longueur d’onde pour sauver la planète : « nous sommes des petites gouttes dans l’océan » dit-elle.
Dorothée aimerait que le système promu par l’Épi devienne la norme afin de limiter les effets négatifs sur la planète, les animaux et les hommes.



Joël

Joël a toujours aimé récupérer de vieux objets et leur redonner vie. Enfant déjà, il bricolait des objets à base de récupération d’objets trouvés dans sa caverne « d’Ali Baba », une décharge qui se trouvait à proximité de chez lui.
Adulte, c’est dans cette même logique de récupération et de débrouille qu’il a restauré sa maison. En faisant lui-même et ayant le plaisir de maîtriser l’ensemble des tenants et aboutissants.

En effet, pour Joël, les choses doivent avoir un sens. Et pour ce faire, il souligne la nécessité de prendre le temps de faire les choses avec précaution, étape par étape. Joël défend l’idée que c’est en assemblant des petites choses, en y mettant du soin, de la qualité, et de l’attention, que cela donne du sens à l’ensemble.
En tant que chercheur, il aspire à ne pas être coupé de la réalité mais au contraire à s’inscrire dans un continuum entre la pensée et la réalité en étant capable de porter un regard sur les différents maillons de la chaîne.

Joël ne se reconnaît pas dans le modèle promu par la société actuelle : aller au plus vite, développer des visions court-termistes, gaspiller, et ne contribuer qu’à enrichir une petite partie de la population. Il lui semble fondamental de dépasser les logiques de profit et de remettre l’humain au centre de tout projet politique.

Le modèle alternatif de consommation proposé par l’Épi a d’emblée séduit Joël. S’investir dans l’Épi lui permettait d’ « agir plutôt que râler ».
L’Épi est arrivé à un moment où Joël souhaitait retrouver le « vrai goût » des aliments et vivait de plus en plus mal les courses en supermarchés. Ce projet a été l’opportunité d’approfondir les actes posés dans sa sphère familiale en y ajoutant une dimension plus large.
L’Épi est venu cristalliser plusieurs de ses aspirations notamment en terme de convivialité et d’échanges.

Joël se dit sensible aux valeurs de l’Épi, et notamment à sa dimension sociale et participative. Il est très attaché au potager. C’est une activité qu’il trouve ressourçante et gratifiante.
Pour lui, la plateforme numérique est la force principale du projet à la fois parce qu’il en facilite le fonctionnement mais aussi parce qu’il rend possible et facile la duplication du modèle. Il se réjouit de voir l’outil informatique ici réellement mis au service de l’humain.
Il n’oublie pas qu’il a été quelque peu sceptique au démarrage mais il s’enthousiasme aujourd’hui d’autant plus à voir l’Épi fonctionner et se dupliquer. Y contribuer lui donne le sentiment de participer à « quelque chose de bien, qui va dans la bonne direction ».



Marie

Lorsqu’elle était enfant, Marie a été habituée à prendre part au potager familial. Cela a forgé son rapport à l’alimentation, son souci de se procurer des aliments de qualité.

Marie a le goût des choses simples. Elle aime la vie, les rencontres, l’humain.
Elle aspire à la lenteur, à mettre de la conscience dans ses actes, à un retour aux sources.
A contre-courant de ce que propose la société actuelle.
Son amour du potager et du Qi Gong témoigne de ses aspirations profondes.

Marie est habitée par un rêve. Celui d’une société plus égalitaire en termes de moyens et de chances. L’écologie lui tient à cœur. Elle déplore la pollution de l’eau et des sols ainsi que la production d’une alimentation de basse qualité. Elle est persuadée qu’il est possible d’agir autrement.
Elle a parfois l’impression d’être une goutte d’eau. Néanmoins, elle s’efforce autant qu’elle peut, à son échelle, de faire des choix de consommation respectueux de l’environnement.

Avant l’Épi, elle était adhérente à la « Ruche qui dit oui » de la ville de Buc. A l’époque, elle s’était posé la question d’en impulser la création sur Châteaufort.
Pour Marie, il importe de consommer local et en circuits-courts pour maîtriser le contenu de son alimentation et pour soutenir les producteurs.
S’agissant de ces derniers, elle développe un intérêt particulier vis-à-vis de ceux qui s’efforcent de travailler dans un souci de respect de l’environnement, qu’il s’agisse d’agriculture raisonnée ou biologique.

Marie apprécie considérablement d’aller au potager de l’Épi. Cette activité lui procure un véritable «  bien-être ». Elle souligne aussi que l’Épi lui donne l’opportunité de faire de vraies rencontres avec des personnes dynamiques et passionnées. Ces échanges l’enrichissent.

Marie se dit « épatée » par la réussite de l’Épi et surprise de son ampleur. Elle est ravie d’avoir pris une part active à une démarche qui répond à des préoccupations qui lui sont chères. Elle est également heureuse de faire le constat que des gens ont réussi à se rassembler autour du projet, à faire ensemble, même s’il reste encore à faire.



Marie-Laure

L’Épi répond à des préoccupations que Marie-Laure a depuis bien longtemps. Elle ne sait d’ailleurs plus trop comment ses convictions se sont forgées.
Depuis une vingtaine d’années déjà, Marie-Laure a le souci d’approches moins consuméristes, respectueuses de l’environnement et créatrices de lien social.

Il y a dix ans, elle avait participé à un groupe de travail sur l’implantation d’un marché de producteurs à Châteaufort.

L’art, qu’il s’agisse de littérature, de cinéma ou de spectacle vivant, prend une place importante dans sa vie. Elle apprécie la musique et la danse comme moyens de communion et d’expression. Plus largement, elle aime « ce qui amène vers le beau, car c’est un regard qui nous élève ».
Marie-Laure est attachée à la justice, à la communication, au bien-être du plus grand nombre. L’humain l’intéresse. Les histoires de vie aussi. Elle aime que les gens se rencontrent, se parlent et essaient de se comprendre au-delà de leurs différences.

La société idéale de Marie-Laure est une société la plus égalitaire possible, où le bonheur serait également réparti avec un développement le plus écologique possible. Elle aspirerait à un modèle de réussite qui ne reposerait plus sur le matériel. Il s’agirait aussi ne plus consommer plus que nécessaire, privilégier la qualité à la quantité, éduquer les enfants au choix d’aliments sains et respectueux du producteur. « Quand tu achètes quelque chose à bas prix, il y a forcément quelqu’un qui paie pour toi » résume-t-elle.

Marie-Laure déplore le fonctionnement de la grande distribution qui met la pression sur les producteurs. C’est pour cette raison qu’elle souhaite un contact direct avec eux. Marie-Laure soutient le bio mais ne se veut pas dogmatique : elle préfère un producteur de proximité en agriculture raisonnée plutôt qu’un producteur éloigné en agriculture biologique.

Pour Marie-Laure, l’Épi est une « manière intelligente de porter un projet écolo mais sans être d’arrière-garde ». Elle souligne les bénéfices qu’apporte l’Épi à une commune de banlieue en terme de lien social mais aussi en terme d’image.
Elle aime la dimension « chaleureuse » de l’Épi et notamment le potager, pour « se retrouver les mains dans la terre avec les énergies de tout le monde ».

Dès qu’elle a entendu parler du projet, Marie-Laure a souhaité s’y investir pour « passer du discours à l’action », parce qu’ « il faut des gens qui font ».
Elle se réjouit aujourd’hui de constater que l’utopie est devenue réalité, tout en ne restant pas confidentielle, puisque vingt pour cent des Castelfortains sont adhérents.

Marie-Laure est confiante, elle voit de plus en plus de réflexions se développer sur les modes de consommation. Elle en est persuadée, « les générations futures vont y arriver »

Nathalie

Enfant, Nathalie nourrissait des liens privilégiés avec ses grands-parents qui étaient agriculteurs dans l’Indre. Sa mère et sa grand-mère avaient pour habitude de cuisiner des produits de qualité qui étaient, la plupart du temps, transformés par leurs soins. Imprégnée de ces souvenirs d’enfance, elle a conservé un attachement particulier à la terre, la cuisine et l’alimentation.
Son choix d’études se portera d’ailleurs vers le domaine agricole. C’est à cette occasion qu’elle sera sensibilisée aux effets des produits phytosanitaires sur la santé.

D’une manière générale, Nathalie est attachée au respect de l’autre, aux notions de partage, de solidarité, d’entraide.

C’est une personne soucieuse de créer du bien-être autour d’elle. Elle porte une attention particulière à ses proches, amis et famille, avec qui elle aime partager des repas ou savourer le plaisir simple de passer du temps ensemble. Nathalie sait également apprécier la solitude à la fois pour se retrouver, mais aussi pour laisser la place à la contemplation et à la force de l’imaginaire.

Ce qui séduit Nathalie dans le fonctionnement de l’Épi, c’est qu’il permette de consommer des produits plus sains, en circuit-court avec le souci de les rendre accessibles au plus grand nombre grâce à l’absence de marges. Elle tient à ce que l’Épi ne soit pas une « épicerie bobo ». Pour ce faire, elle ne souhaite pas promouvoir le bio à tout prix mais une approche plus pragmatique qui vise à faire « le mieux possible ». Elle demeure également très attachée à la dimension sociale du lieu de l’Épi comme lieu de rencontre et de développement du lien intergénérationnel.

Le potager de l’Épi est un lieu qu’elle affectionne particulièrement parce qu’il permet de se rencontrer et de transmettre du savoir entre générations. Cela la réjouit d’y voir les familles y venir avec leurs jeunes enfants et d’imaginer qu’il s’y construit des souvenirs d’enfance en devenir.

Pour elle, l’Épi permet de réconcilier les consommateurs et les agriculteurs et de redonner une bonne image à ces derniers.
Nathalie pense que tout engagement doit d’abord être de proximité.
Elle s’émerveille de constater comment autour d’un potager et d’une épicerie, l’Épi est capable de récréer une petite communauté génératrice de lien social. Nathalie considère que l’Épi permet ainsi de changer le monde à son échelle.



Olivier

Olivier a hérité de ses parents et de son éducation au sein d’une famille nombreuse, le respect de la nature, le plaisir de faire des choses ensemble, et l’attention à l’autre.

Olivier aime manger, boire, rire. Il lit de la poésie. Il se passionne pour les organisations humaines : il aime y observer la multiplicité du collectif, la qualité des liens entre les individus, et leur capacité à créer ensemble en dépit de leurs différences.

La liberté, l’autodétermination, l’épanouissement (le sien, celui de ses proches et de tous les autres) et le dialogue sont autant de valeurs fondamentales pour lui.

Il déplore la fuite en avant consumériste qui épuise les hommes et les ressources de la planète pour enrichir une mineure partie d’entre eux. Il aspire à revenir à des choses simples : consommer proche de chez soi, s’intéresser les uns aux autres, mettre en place des structures de travail plus coopératives qui ne seraient plus guidées par la recherche du profit.
Pour Olivier, il existe une incompatibilité flagrante entre notre système économique et la sauvegarde de la planète. Cela rend nécessaire un changement de modèle qui ne pourra être permis que par des décisions politiques fortes.

Son intérêt pour l’écologie a surgi tardivement, probablement ces dix dernières années, avec le souhait de transmettre à ses enfants une forme de civisme et des valeurs. Jusqu’à l’Épi, il s’y sentait « sensible », mais ne le mettait pas en actes. Olivier a la conviction qu’il faut essayer de « changer son petit monde à soi en espérant que les autres fassent pareil ».

Olivier aime l’Épi autant pour développer une consommation responsable que pour l’aspect convivial. C’est un projet qu’il décrit comme « bon pour la planète, bon pour la santé et autour duquel on peut, en plus, créer du lien avec les autres. »
Il apprécie que les relations y soient saines, car dénuées d’enjeux de pouvoir et d’argent grâce au ton donné par les fondateurs.

Olivier s’est enthousiasmé à voir l’idée se concrétiser, prendre de l’essor et se répandre, il ressent une certaine fierté à y avoir pris part, une fierté particulière parce que collective, qui contribue ainsi à un sentiment d’appartenance au village.



Pascale

Pascale est impliquée depuis 2003 dans « l’AMAP des Jardins de Cérès » qui œuvre à préserver les terres du Plateau de Saclay contre l’urbanisation et à maintenir le travail paysan local. Sa participation à l’Épi s’inscrit dans la continuité de cet engagement.

Les parents de Pascale n’étaient pas des militants mais ils refusaient le modèle de consommation prôné dans les années 70. Par exemple, ils n’allaient pas au supermarché mais dans des épiceries, au marché et chez des producteurs.

À la naissance de leurs enfants, Pascale et son mari ont fait le choix de vivre dans un environnement de qualité : des espaces naturels à proximité où aller se promener, un lieu d’habitation à la dimension « village » où les habitants se connaissent entre eux et, des producteurs à proximité pour se nourrir sainement.

Historienne de l’éducation, Pascale aime écrire et approfondir ses savoirs. Elle se passionne de culture et de voyages, elle s’intéresse à tout ce qui lui permet d’accroître sa compréhension du monde.
Dans son quotidien, il lui tient à cœur de développer des relations harmonieuses et équilibrées avec son entourage.

Pascale estime que la difficulté principale de notre société réside dans « sa paresse », dans la recherche de satisfaction immédiate des désirs. Elle l’impute avant tout à un problème d’éducation, de réflexion globale et sur le long terme. Elle aimerait voir les citoyens agir au niveau environnemental étant donné l’urgence actuelle.

L’Épi lui permet de mettre en accord ses opinions et son mode de vie. Pascale fait perdurer les principes familiaux et parvient à ne pas s’approvisionner auprès de la grande distribution. Elle voit deux bénéfices principaux à l’Épi : développer un lien entre les consommateurs et les producteurs, et recréer du lien social au sein du village. Elle aimerait, d’une manière générale, qu’il y ait une prise de conscience du rôle fondamental joué par les producteurs de notre alimentation.

Pascale aime rencontrer des gens. L’Épi lui donne une occasion formidable de pouvoir côtoyer les habitants de son village et échanger avec eux autour d’un sujet aussi universel et central que l’alimentation.

Pascale se dit choquée de constater qu’en dépit de la diffusion des connaissances scientifiques relatives au dérèglement climatique, la conscience de la finitude de notre espèce n’émerge pas.
Elle pense qu’il faut avancer par petits pas et que la réussite de l’Épi montre la voie de ce qu’il est possible de « faire à son échelle ». Cela la réjouit de voir l’Épi fonctionner et se diffuser un peu partout en France.



Sandrine

Sandrine aime être dans l’action et au service des autres. Cela lui vient probablement de sa mère qui était elle-même très investie dans la vie locale de sa commune.

Elle ne s’en cache pas, avant l’Épi, elle n’avait pas « la fibre écolo ». Cette prise de conscience s’est forgée en côtoyant les personnes avec qui elle a créé l’Épi. Au contact de celles-ci, elle s’est sensibilisée peu à peu à un autre mode de consommation, plus respectueux de l’environnement.

Sandrine déborde d’énergie et de passions : la musique, la danse, les voyages, le sport, et l’écriture à laquelle elle aimerait pouvoir s’adonner plus souvent.
Maman de trois enfants, il demeure à ses yeux une priorité essentielle de les voir heureux et épanouis. Que ce soit dans son travail où dans ses activités personnelles, Sandrine aime s’investir avec engagement et enthousiasme.

Elle se sent touchée par les déferlements de haine et de critiques qu’elle constate sur les réseaux sociaux. L’écoute, le respect et la compréhension de l’autre sont des valeurs qui lui sont chères. Dans ses interactions avec autrui, elle met un point d’honneur à agir avec bienveillance et empathie.
Elle aimerait évoluer dans une société plus à l’écoute et respectueuse de l’environnement et des hommes.

Sandrine voit l’Épi comme « la part du colibri » : il est, selon elle, difficile de faire davantage à l’échelle individuelle. Elle dit avoir pris beaucoup de plaisir à s’investir dans la création de ce projet unique, innovant et combinant des valeurs fortes de solidarité et d’écologie.
Pour elle, ce type d’initiative apporte la preuve qu’il est possible d’agir par la simple volonté de réussir ensemble grâce à la force d’un collectif bienveillant et dynamique. C’est pour elle, une fierté inestimable d’avoir contribué à ce projet.
Sandrine se réjouit de voir sur les réseaux sociaux le bonheur suscité par la création d’un nouvel Épi.

Selon elle, l’Épi contribue par « osmose », à changer le monde, à sensibiliser et à accompagner les gens dans leurs changements de modes de vie alimentaires. Il favorise l’ouverture d’esprit.



Sophie

Lorsque Sophie était enfant, sa mère travaillait dans un syndicat d’horticulture.
Il y a toujours eu un potager dans le jardin familial et Sophie y a acquis quelques automatismes de jardinage au contact de sa mère. A l’âge adulte, en devenant maman et en faisant l’acquisition d’une maison avec jardin, elle a éprouvé le besoin de revenir à des « fondamentaux ».
Aujourd’hui, elle a l’envie de sensibiliser ses enfants tout comme ses parents l’ont fait avec elle. Que ses enfants sachent par exemple comment poussent les légumes est important pour elle.

Sophie aime voyager. Voir comment les gens vivent, identifier les différences et les invariants. Elle apprécie aussi la musique, cela lui donne le sentiment de « voyager » et de « se libérer de quelque chose ».
Avec l’arrivée des enfants, ses priorités ont été revues : « savoir profiter de l’instant, des bonheurs simples » est désormais son leitmotiv. Etre en famille, avec des amis, cultiver son jardin. Il ne lui en faut guère plus pour se sentir heureuse.

Sophie aspire à un « retour à l’équilibre ». Une société qui ne fonctionnerait pas à « 200 à l’heure », qui ne serait pas « toujours connectée », où il ne serait pas nécessaire de produire toujours plus.
Elle voudrait remettre au premier plan le bien-être et la convivialité. Ne plus juste se croiser mais se retrouver et prendre le temps de se parler.

Sophie se définit comme « peu engagée ». Elle s’efforce néanmoins de prendre son vélo pour se rendre au travail, s’informer sur la composition des produits qu’elle consomme et privilégier les productions les plus proches possibles.
Depuis toujours, Sophie apprécie avoir « un petit truc du jardin à mettre dans l’assiette » mais elle regrette manquer de disponibilité pour pouvoir s’adonner à un réel potager.

La proximité du potager de l’Épi lui a donné envie de tester cette initiative collective. Parce qu’il était plus facile de se lancer à plusieurs mais aussi pour apprendre des autres.
Au potager, elle apprécie ce temps passé dehors à fournir un effort physique au contact de la terre. En plus de cela, elle souligne la satisfaction ressentie de voir les légumes pousser et d’en assurer la récolte pour les manger.

Sophie reconnait à l’Épi de nombreux mérites. Notamment, celui de permettre de consommer de bons produits et de mieux se connaître autour d’une activité salutaire. Même si elle aspirerait à faire plus, l’Épi lui offre l’opportunité de s’investir pour « quelque chose d’utile pour la planète ».






L’ÉPI, EN BREF

L’association Épi castelfortain vise à mettre en œuvre des pratiques alimentaires collectives, participatives et alternatives qui favorisent le lien social, l’expression de la citoyenneté active et le développement de l’économie locale et solidaire. 

 

Quel fonctionnement ?

La collectivité met à disposition le local de distribution et un terrain potager.
Les adhérents assurent la gestion de l’épicerie et du potager à raison d’une participation de 2h par mois.
L’association achète sous forme de groupement d’achats et répercute aux adhérents les prix des producteurs sans aucune marge.

 

Quels principes ?

L’Épi promeut une alimentation :
- de proximité et en circuit-court
- solidaire : épicerie participative favorisant les liens intergénérationnels
- de qualité : aliments sans pesticide, BIO principalement, respectueux de la planète

 

Quelques dates

2016
Le premier Épi est inauguré à Châteaufort dans les Yvelines en janvier 2016.

2018
Trois ans plus tard, 81 familles parmi les 550 que compte le village, y collaborent activement en donnant deux heures de leur temps chaque mois.
Le potager de Châteaufort étend ses plantations sur 609 m². 2,5 tonnes de légumes y sont produites chaque année par ses adhérents.
Laitages, pain, poulets, truites, chocolat, vin, bière, lessive… 344 références garnissent les rayons. Sur l’année 2018, l’épicerie de Châteaufort a généré à elle seule 63 486 € de commandes auprès de ses 49 fournisseurs, en circuit-court.
Depuis l’ouverture de l’épicerie, les castelfortains ont acheté 15 644 yaourts...

2019
22 Épis sont ouverts. 66 autres sont en projets, répartis sur toute la France.

 

Pour rejoindre le mouvement : www.monepi.fr




Materiel

Canon 5D Mark II

Prise de vue

de mai 2018 à mars 2019
Châteaufort

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